Posté le: Mer Mai 18, 2005 5:48 am Sujet du message: Game Over - Inset Coin, 0
Ce n'est pas si facile de jouer la
comedie quand on en a pas envie. Ils ont beaux être aimables
ils n'en restent pas moins lamentable. J'ai callé un vieux
disque des Red Hot Chili Peppers (le dernier de bon), c'est medley
complet, ça tourne en boucle, je suis tranquille. La boite est
loin d'être remplie, il n'est que 1h27 et Thierry arrive,
ressurgissant de nulle part.
- Et ben ?! C'est le grand retour ?
- Oh m'en parle pas !
Il est plus maigre que jamais, les joues
creusées, il nage completement dans son tee-shirt des Ramones.
Il me parle un peu de ses embrouilles de came, de ses vieux fantômes
dans sa tête, qu'il est resté terré pendant cinq
mois. Il a la voix cassé par la creve, semble t'il, et ne veut
boire qu'un coca.
- Tu te soignes au moins ?
- Ouai, ouai,
j'irai chez le médécin demain ...
- Ca fait combien
de temps que tu la traines ta creve ?
- Une semaine - dix jours
... non une semaine !
- Pff ... ça te coute quoi d'y aller
t'as que ça a foutre de la journée.
- Ouai, ouai
...
- T'es vraiment un branleur.
Il fuit déliberement
le comptoir pour faire un tour dans la boite et admirer le possible
changement de clientèle des cinq derniers mois. Aldo (un
barman) vient me voir, un verre à la main.
- Qu'est ce
qu'il a tcheu ? Il a perdu vingt kilos au moins là ?
- Ben
il est sero et ...
Et du moins jusqu'à présent il
ne semblait que "sero". Bizarrment je n'y ressentais plus
rien, comme une habitude de destins croisés.
La boite se
remplit assez rapidement finalement et je n'ai plus trop le temps de
penser. Il y'a devant moi un pauvre type débraillé qui
discute avec un couple tendance et classieux. Elle semble desabusée
et lui fait le coq en tentant minablement de rabaisser le pauvre
type. C'est laborieux car les deux ont le même niveau
intellectuel malgré le niveau d'alcool et l'acoutrement
different. Elle m'observe de temps en temps. La scène est
vraiment pathetique et elle doit s'en rendre compte. Elle cherche le
regard complice doté d'un sourire narquois avec moi. J'hausse
les sourcils.
- Tu veux commander quelque chose ?
Son visage
s'assombrit puis enchaine un leger mouvement de négation de la
tête. Elle n'est pas blonde, c'est dommage ...
Morceau
du Jour : Aisha - Death in Vegas
Envie
principale : Pisser
Game Over - Inset Coin, I
Posté le: Jeu Mai 19, 2005
6:03 am Sujet du message:
Game Over - Inset Coin, I
Le soleil se lève, il fait
bon. Il faudrait que je sorte un peu, voir l'exterieur. J'ai passé
l'après-midi à prier Dieu qui n'existe pas pour que
tous mes rendus se fassent sans planter. J'ai bien redemarré
huit fois ma machine ... Et pas un calcul est passé en entier.
Je prends mon appareil photo et file en ville. Il faut vraiment
que j'aere.
[...]
Le Durango est gavé
ce soir. Beaucoup de lourds sont là comme un jeudi. Chose
inhabituelle, nous offrons des tee shirts et autres cadeaux
pitoyables en l'honneur d'une soirée affiliée à
un bar (le Bikini). Beaucoup d'abrutis sont donc exaltés à
l'idée d'être pris en considération et remerciés
de leurs venues. Or il n'y a que des tailles "fille" pour
les tee-shirts (patron radin ? noooon ...) ce qui entraine une
certaine deception chez certains. D'autres, plus malins, recuperent
un de ces maudits tee-shirts pour les offrir à celle
convoitée, c'est vraiment moyen comme tactique de drague mais
c'est dejà ça. C'est ainsi que certaines se sont
retrouvées avec plusieurs tee-shirts et que d'autres, "moins
chanceuses" n'ont rien eu.
Je me suis encore rendu compte ce
soir que la bétise se lit facilement sur le visage des gens.
Certes il faut bien se placer de haut pour les montrer du doigt mais
bon. J'aurai quand même appris un truc : à quoi cela
sert-il d'être intélligent, ingénieux, surdoué,
talentueux et/ou génial si c'est pour rester modeste ?
Morceau du Jour : Bitch - the Rolling Stones
Envie principale : Dormir
Game Over - Inset Coin, I
Posté le: Ven Mai 20, 2005
5:08 am Sujet du message:
Game Over - Inset Coin, II
C'est assez réconfortant d'aller
dans un bar d'abrutis. Quand j'ai tendance à être deçu,
de ne pas estimer ce que je fais, ce que je suis, d'une certaine
remise en cause, je me rends dans des endroits de misere
intellectuelle et culturelle. J'y rencontre des gens sûrs
d'eux, en perpetuel besoin de s'exposer, de se surestimer, et en
perpetuel concours d'éloquence. Cela me rassure et me
reconforte donc. Je suis bien content d'être ce que je suis et
de faire ce que je fais.
J'ai donc eré dans un bar avant
d'aller manger chez mes parents : un bar à vin d'un semblant
classieux, avec de faux gens classieux dedans. Ils sont tous là
à essayer de parler plus fort les uns que les autres. Et en
restant un petit moment, il y a quelque chose qui est ressortit quand
même : une distinction certaine de la connerie que l'on
pourrait definir entre la connerie ostensible et la connerie
ostentatoire.
Nonobstant les cas de cette connerie "ostentée"
(qu'elle soit ostensible ou ostentatoire donc), c'est qu'elle reste
quand même volontairement exhibée.
Morceau
du jour : City Slang - Sonic's Rendez-Vous
Envie
principale : du Rock'n Roll uniquement
Game Over - Inset Coin, II
Posté le: Sam Mai 21,
2005 5:08 am Sujet du message:
Game Over - Inset Coin, III
J'arrive à peine, Matt est déjà
là. Pour une fois avec lui, je suis le dernier. On prend un
petit thé chez ma mère avant de partir pour Dax.
Dans
la voiture on discute de tout de rien, de choses sympas, d'eventuels
projets, de choses qui ne vous regardent pas.
A Dax, nous avons
passé un bon moment avec YvY et aussi avec Bab et Dean Venetza
de chez Inari. Nous avons pu admirer une foultitude d'Inari girls en
devenir. Une pizza au magret assez conceptuelle et quelques bières
après nous avons officié comme caméren pour le
spéctacle de la compagnie du Trou de Serrure.
Morceau
du jour : Driveby - Neil Young & Crazy Horse
Envie principale : Néant (maybe a big glass of
coke)
NB : C'est bien quand on s'approche d'un
modèle qu'on ne veut plus y ressembler.
Game Over - Inset Coin, III
Posté le: Jeu Mai 26, 2005 5:08 am Sujet du message: You win - Perfect !
C'est un voleur ton père !
- Non, pourquoi ?
-
Parce qu'il a volé les deux plus belles étoiles du
ciel pour les mettre dans tes yeux.
Que ce soit ces répliques
fastidieuses et plétoriques ou la bouteille de champagne, ça
marche. Il l'embrasse langoureusement, bave un peu aussi mais elle
n'en a cure. Ils ne sont pas beaux ensemble, mais ils ne sont pas
beaux séparement non-plus. Elle a un visage surmaquillé
qui ne parait pas agréable et des rondeurs qui apparaissent
fort mal placées. Elle est blonde, ça aide ...
Ca
aide non seulment pour passer pour une conne, une pute ou autre et
ne rien y comprendre, mais ça aide aussi pour plaire aux mecs
bourrés, et boire du champagne.
Deux tetes apparaissent à
l'autre bout du comptoir puis s'enflamment dans un salut prépubère
et exalté. J'y tente une parfaite parodie pour leur répondre
mais ça ne marche pas, elles continuent, heureuses. Je suis
contraint d'y coller des bises et de paraitre interessé, un
peu. Et pendant qu'elles me parlent, j'essaie de coller mes yeux
dans des decolletés qu'elles n'ont pas, misère.
Anéanti, je les écoute, enchaine deux "oui"
et trois "non", puis m'echappe à une autre
occupation.
Fut un temps, j'en voulais qu'à leurs culs.
Maintenant, j'en suis las.
Morceau du jour : Over
the Edge - Fu Manchu
Envie principale :
L'affection d'une certaine qui me réconforte.
NB
: "La mysoginie est la façon la plus sure d'aimer
une femme" (extrait d'une conversation avec Poulpy).
YOU
WIN – PERFECT
Posté le: Ven Mai 27, 2005 5:23 am Sujet du message: Gimme Shelter
Si les jeudis ne sont que rarement vernis d'un semblant d'esprit
et de présence raffiniées, ce n'est pas faute
d'essayer. Il faut dire qu'à huit grammes d'alcool dans le
sang, les conversations sont difficiles. Il etait pourtant sympa, il
avait des goûts sains, des envies faciles : du funk, du whisky
coca (en mois d'une heure, whisky est devenu ouiki dans sa bouche).
Mais Mike (videur) l'a viré, il s'était pissé
dessus.
- Des petits cons, moi je lui aurais fait bouffer son
slip.
Thierry se porte vaguement mieux. Sa voix est moins
rocailleuse, ce qui est légèrement rassurant. Il prend
un maintenant habituel coca. Et comme il n'y a pas trop de monde ce
soir, les etudiants bourrins doivent réviser ou sont alors
déjà en vacances, j'ai donc plus de temps qu'il n'en
faut pour discuter.
- Je t'ai raconté l'histoire du réveil
difficile ?
- Non.
- Veridique ... Un soir je m'en mets une
bonne, mais là, plus que d'habitude. D'ailleurs, sur le
moment, je me souviens plus de ce que j'ai fait. Le trou noir. Je me
reveille le matin, la barre au crane, même pas une demie molle,
la gueule dans le cul comme il faut quoi. Je me brosse les dents et
tranquillement, je pisse dans le lavabo, classique. Puis là,
j'ai comme un picotement sur la bite, ça me demange ... Je
matte et là, frayeur ... Une grosse croute sur la peau du
gland ! "Putain qu'est ce que j'ai foutu, où est-ce que
j'ai encore collé ma bite ?" je me dis. Mais en même
temps, pas de capote, ça m'étonne, même déchiré
à la clef ...
Je gratte un peu la croute, ce n'est pas
désagréable ... Alors je cherche un max à me
souvenir de cette soirée. Et là je vois la serviette en
vrac au bord de la baignoire, le savon négligemant posé
et ça me revient, d'un coup. J'ai pris une douche en rentrant.
Je me suis mouché sous la douche. Une putain de caquine de nez
est venue se coller sur ma bite ! Et en me couchant elle est restée,
et a seché. Et là je me retrouve avec un crotte de nez
sechée fossilisée sur la peau de mon gland. Ouai
rigole, mais vas-y pour l'enlever ... Il m'en reste encore une tache
rouge ...
Morceau du jour : Plateau - the
Meat Puppets
Envie principale : rêver
NB
: Les paroles sont belles que si elles ont un sens d'exister.
Gimme Shelter
Posté le: Sam Mai 28, 2005 5:37 pm Sujet du message: No Future
Hey, c'est quoi qui passe là ?
- Les Clash conard.
-
Ah ouai merci.
Morceau du jour : Funky Town -
Atom Rhumba
Envie principale : Tient, je me
ferais bien sucer ...
NB : Win the yes, need
the no to win against the no ...
Posté le: Jeu Juin 02, 2005 10:24 pm Sujet du message: Gimme Danger
Ingrid est une demoiselle respectable dans le monde de la nuit.
Partout où elle va, il y'a toujours un gentil monsieur pour
lui offrir un verre. Dans tous les lieux dits de la nuit paloise,
elle se sent comme chez elle. Tout le monde la connait, elle peut se
permettre de faire la star. C'est peut être sa seule prétention
dans la vie, prétendre à être une star dans une
bourgade de campagne. Ce n'est pas bien méchant mais pourtant
je n'aime pas Ingrid. Je ne me suis jamais entendu avec elle et
réciproquement, on s'est toujours plus ou moins ignoré.
Enfin je l'ignorais car je pense que dans sa lente chute dans
l'echelle sociale et respectable des gens "in et branché"
de la nuit (il faut dire qu'elle est passée de bramaid
tendance dans un bar de très courte mode à "bonnasse"
décadente qui n'a comme seul respect le fait d'avoir sucer des
gens du métier), je ne représentais pour elle qu'un
clanpin de plus dans sa quête de réinsertion sociale.
C'est entre autre pourquoi elle n'a pas les morceaux qu'elle
demande. C'est pourquoi aussi elle s'acharne sur le gentil monsieur
qui paie sa bouteille pour qu'il me force par tous les moyens de les
passer.
Et pourtant rien n'y fait ...
Malheureusement, hier
soir, j'ai eu mal au coeur. J'ai honorablement pourri la soirée
d'Ingrid, et par la même occasion celle de son desireux
monsieur, en leur disant que je ne l'aimais pas, en vrai.
J'ai pu
constater avec pertes et fracas qu'elle etait touchée haut
dans sa dignité. C'est magnifique de sentir la haine de
quelqu'un qui ne te respecte pas monter par sentiment d'inferiorité.
Et pour moi rien n'a changé. Les priorités des gens ne
resteront toujours que le reflet de leur bétise, c'est
tragique mais c'est comme ça.
[...]
Quand
il n'y a pas trop de monde j'ai plus de temps pour discuter. L'été
arrivant, les exams et consort, les mercredis se font plus calme et
moins dense. J'ai donc un temps de discution exponentiel pour chaque
mercredi jusqu'au mois d'août. Mais je parle avec qui je veux,
probleme etant que les abrutis moyens pensent que j'ai du temps pour
discuter avec eux.
- Excuse-moi, tu n'aurais pas du bon rock qui
se danse ?
Blonde, petite robe à fleurs d'été,
les seins pas trop lourds mais quand même un peu dévoilés,
elle prend un certain charisme quand le mot "rock" sort de
sa bouche.
- euh oui ... qu'est ce que tu appelles du "bon
rock qui se danse" ?
- Ben du vieux vieux rock quoi ...
genre Tenue de Soirée, Téléphone
(NDLA : je ne sais même pas pourquoi je mets de majuscule en
fait) ...
Elle a perdu tout son charme encore plus vite qu'il n'y
paraissait. Je ne pouvais pas lutter, j'ai repondu un "oui"
nonchalant et l'ai laissé partir, légère et
radieuse, si belle dans sa connerie que j'en oubliais déjà
le son de sa voix dans les mouvements haletant de son postérieur.
Même s'il faut remarquer quelque chose de grave, la culture
est une conception anecdotique de l'individu. Chacun se fait quelques
connaissances des réponses à "un milions" et
du trivial poursuite et pense être présentable en
societé. Et pourtant ça leur semble difficile de se
dire "Marty Mac Fly remontant le temps arrive en 1955, Chuck
Berry n'était pas encore à la mode" ...
Et
malheurs à eux, ils brillent en societé restreinte, et
ils tendent à s'approcher d'un terme bafoué : l'élite.
Mais elle est où cette Elite détournée ? Non
pas dans mon cul car il en sort des choses un peu plus productives.
[...]
- Hey ! Tu connais Sandrine toi !!
-
Non.
- Ah bon ?! Elle m'a dit que tu la connaissais ...
-
Ecoute, Sandrine doit bien être un des rares prénoms sur
lequel je ne peux mettre de visage.
- Ah ben mince ... Pourtant
... J'comprends pas, je dois me tromper alors ...
- Je pense.
La
bétise a de ça de bien c'est qu'on ne peut qu'en jouer
ou la subir. Je vous laisse prendre soin de deviner la couleur des
ses cheveux. Et focement si vous arrivez à definir que c'est
une .........., vous commencez déjà à entrer
dans mon monde.
Morceau du jour : Coccinelle -
Dionysos
Envie du jour : passer réellement
à demain
NB : Rappel pour plus tard, le
pessimisme peut provoquer des surprises de qualités, et
l'optimisme n'engendre que des décéptions marquées.
Gimme Danger
Posté le: Ven Juin 03, 2005 5:49 am Sujet du message: Le Stade Anal
J'éprouve un vil plaisir à sodomiser les femelles
hystériques dont la tête et les chevilles ne battent des
records de surdimension qu'à travers leurs démonstrations
publiques. Car autant la prétention ainsi que la démesure
de considération pour elles mêmes sont grandes, autant
l'anus est serré. Je suis un partisan du "non",
surtout crié. N'est-il pas plaisant de se sentir à
l'etroit dans un corps où sublime le vide ? Et plus on prétend
à être la plus belle et respectable, plus on en oublie
qu'on doit souvent déféquer (d'où le
resserement). Et en etant sur mon pupitre de précheur de
disques, je suis un outil idéal pour paraitre placée et
respectée dans la grande famille de la nuit. Je peux à
loisir faire l'idiot et dilater à tout va ces orifices
oubliés.
Ingrid est revenu ce soir. Elle est restée
peu de temps. Elle m'a salué en partant. Il y'a forcement
entre ses fesses un conduit étroit qui attend grandement
d'être ventilé ... Ce ne sera pas par moi (pour
l'instant).
[...]
Aldo traverse tout le
comptoir et s'arrete près de mon oreille pour me raconter les
nouvelles conneries d'un client factice. Une blonde, trip mi hippie
mi reggae, adepte de Bob Marley se penche sur le comptoir et dépose
son decolleté évasif sous nos yeux.
- Tiens je
crois qu'elle veut son disque elle ...
Il retourne à sa
place, me laissant seul face à l'adversité. J'essaie
tant bien que mal d'entendre ce qu'elle me demande. J'acquiesse. Elle
me fait signe d'approcher.
- t'as entendu ?
- Oui.
- Tu
vas le mettre ?
- J'adore tes seins.
- ...
Elle baisse la
tête un instant puis cache négligement cette autoroute
qui du coup apparait comme encore plus grande.
- Tu vas le mettre
?
- Quoi ça ?
- Bob ?
- Ah ben oui, je suis con
...
- Super ! T'es génial.
Elle dépose
rapidement sa bouche sur la comissure de mes lèvres, bombe ses
miches haut et fort puis me fait un regard teinté d'un simuli
du "avec toi c'est quand tu veux (bébé)".
Bon, et où est le cd de Bob Marley maintenant ? Ah oui, je
l'ai jeté il y a bien longtemps. De toute façon,
j'avais dit "oui" à "je suis con" et pas à
"tu vas le mettre".
Morceau du jour : Born
to Lose - Johnny Thunders & the Heartbreakers
Envie principale : Plage ...
NB : La
sodomie est l'un des derniers vestiges des filles "hippie".
Le Stade Anal
Posté le: Jeu Juin 09, 2005 4:29 pm Sujet du message: Kick Out The Jams - MotherFucker
Autant je ne suis pas pour dire du mal des cons quand ça se
voit, autant on ne va pas parler de la connerie sans refaire un
détours par les traditionnels clients de la boîte. Ils
sont des personnages qu'on ne croise nulle part, tout simplement
parce qu'on s'acharne à les eviter. Sauf que là ils se
sont encore présentés devant moi pour commander une
traditionnelle bouteille de vodka (pomme-caramel, c'est un paliatif
au ricard). Au tout venant, on réagit comme on peut ou comme
on veut et, quoi qu'il en soit, j'ai tenté un instant dans ma
vie de communiquer et interagir à la manière d'un benet
(basque, rugbyman, ou les trois). Croyez-le ou non, j'étais
bien. Je comprends aisement que l'on puisse tomber indécement
dans la bétise, puisque l'insouciance et la légèreté
(de l'esprit) vous font oublier "l'existentialité"
de vos priorités. Et à debattre sur la terrible
situation de la Section (NDLA : "Paloise", club de rugby de
Pau), le petit Peyo s'est défoulé sur son touilleur
fluo à tel point que la couleur disparaissait à une
vitesse phénoménale. Après s'être plaint à
maintes reprises et m'avoir demandé de le lui changer, ce
n'est qu'au cinquième et en totale remise en question je
suppose, qu'il s'est abstenu de le démolir encore. Evidement,
tous viendraient à penser qu'un tel être doté
d'un charme le plus éloquent du monde éprouve un mal
fou à répartir avec la gente féminine tant elle
serait folle de lui. Et bien, oui.
Il s'est jeté dans ses
bras un petit bout de femme (oui juste un bout car il manquait
certainement le cerveau et une dent sur deux). C'est ce que l'on
pourrait communement appeler "un coup de foudre" : contact
buccal baveux, tripotages en tout genre, mouvement imparfait du
bassin et pause subite pour faire face à la bouteille. Voilà
qu'elle se retrouve avec un verre sous le nez, s'empressant d'y
gouter. Et Peyo, en echange de bon procedé, s'est placé
alors derriere elle et en a pris ses seins à pleines mains,
les serrant si bien que le surplus de mamelle dépassait entre
ses doigts.
Je n'ai pas eu besoin de tenir dans ce rôle de
mécréant, j'ai zappé la scène pour
bloquer sur d'autres personnes. Pas vraiment de blondes ce soir là,
mais la qualité artistique n'etait guère mieux :
s'amuser de la misère humaine c'est interessant quoiqu'un peu
saoulant ...
Morceau du jour : the Hustler - the
Sonics
Envie principale : Revoir de beau monde
NB : La masturbation est un stimulant à
la création.
Kick Out The Jams - MotherFucker
Posté le: Mar Juin 14, 2005 9:50 pm Sujet du message: I'm sadder than sad
Les soirées sont lentes quand on est dans l'attente. Mais
depuis une semaine, celui qui aura la lourde tache de me remplacer
est là. Je dis lourde car j'aurais pu penser que pour
quelqu'un comme lui, venant quasiment du même registre
artistique et professionel, cela aurait été facile.
Cela ne sera pas et c'est bien dommage. Je n'ai qu'une dernière
carte avec lui, lui donner la meilleure formation que je puisse
donner, ou comment apprendre l'art de manipuler des gens derrieres
des enceintes à un benet sourd et aveugle. C'est tragique mais
c'est comme ça. Ceci dit, pendant qu'il passe quelques
standarts mélancoliques des sixties-seventies à des
marmots tous nés après 1980, j'officie tranquillement
comme barman cool et relax.
Dans un bien être certain, une
gente demoiselle me tend son billet d'entrée, où il est
inscrit "pichet" (NDLA : de bière).
- Deux
verres avec ?
- Non un pichet, dit elle en designant le ticket
que j'ai à présent dans les mains.
- Oui d'accord
mais pour le boire tu veux combien de verres ?
- hein ?
- Tu
ne vas pas le boire au goulot, enfin je pense, non ?
- Ben non,
un pichet quoi, dit elle avec un mouvement négligé de
la main.
Je vais à la pompe, y remplit un pichet. Aldo est
derrière moi, sarcastique.
- Elle t'enerve la blonde ?
-
Ta gueule.
Pichet rempli, je le pose devant elle qui me regarde
en sourient bêtement comme elle doit souvent avoir à le
faire.
- Ah ouai d'accord, deux verres s'il te plait ... Je suis
un peu conne des fois ...
J'acquiesce avec bonté et humour
tout en desirant cependant tremper sa blondeur dans sa bière.
Elle s'en est allée son pichet et ses verres dans chaque main,
pleine d'espoir pour sa soirée. Etant donné que dans la
blonde connerie de certaines il y'a une grande part de décolloration,
je ne peux m'empecher de remarquer le désir chez ces personnes
de s'infliger un handicap supplémentaire en accentuant la
teinte du poil capilaire.
Morceau du jour : Tears
of Clown - Smokey Robinson
Envie principale : Un
miracle ?
NB : Tout vient à point à
qui sait le demander.
I'm sadder than sad
Posté le: Jeu Juin 16, 2005 5:35 am Sujet du message: Oh Baby Let's Twist !
Si ce soir c'est (encore) l'anniversaire de Charlotte, je lui
aurais bien offert mon corps pour qu'elle se devergonde avec. Point
trop n'en faut, elle se contente d'abord d'un verre de bière.
- Hey moi aussi c'est mon anniversaire !
Je ne l'avais pas vu
arriver celle là.
- Oui et alors ?
- Ben alors moi
aussi j'ai droit à un verre gratuit !
- Ben non ...
-
Ben pourquoi ?
- Ben parce que t'es moche ...
Après un
léger silence je me suis ravisé et lui ai donné
ce qu'elle voulait. Il est evidemment entendu que si je ne lui
offrais pas ce verre pour son anniversaire, personne ne le ferait. En
tout cas pas en début de soirée, et pas dans le simple
but de faire un geste pour l'évènement. Car s'il est un
des effets des plus positifs de l'alcool, c'est bien de rendre toutes
les filles jolies. N'en déplaise pour beaucoup qui de leur
beauté soudaine accentuent l'affaire en pratiquant un
comportement névrosé ou psychotique, cela porte un
effet retroactif sur certaines qui du coup en deviennent
innaccessible (le travail de fond et les pastiches décoratifs
ne servant ainsi quasiment plus à rien).
Mais Charlotte
n'est pas innaccessible. Plantée devant moi avec un charme
dont elle doit se servir aussi souvent qu'elle sourit, elle ecoute
les fabulations d'un étudiant en ricard. Même si j'ai
généralement plus d'affinités avec les brunes et
si mon désir reste plus fort pour le noir, je ne peux tomber
sous le délice d'une addiction insouciante et violente envers
une seule et même personne. Et sans vouloir forcer la nature
des choses, il existe des demoiselles comme cela (beaucoup même)
qui, lorsqu'elles se sentent obligées de parler, vous font
complement oublier le fait que vous vouliez tomber amoureux. Sauf
evidemment pour ceux qui tiennent à bon bout le joker "alcool"
et bonne chance à eux ...
Même si l'on peut prendre
certains pour de vils oportunistes et pour ceux qui les accuseraient
de soluce de facilité, je ne démentirai pas, sachant
très bien au fond de moi même que l'on fait toujours ce
que l'on peut avec ce que l'on a !
Morceau du jour :
le Lac des Cygnes - Pyotr Ilyich Tchaikovsky
Envie
principale : Mitigée mais ...
NB : Le
bonheur engendre l'insouciance qui génère l'habitude,
la routine puis la bétise.
Oh Baby Let's Twist
Posté le: Dim Juin 19, 2005 6:39 am Sujet du message: Sodome et Gros Mors
Il n'est pas nécessaire à un prince d'avoir toutes
les bonnes qualités, mais il lui est indispensable de paraitre
les avoir. Sinon, il est cuit. Mais hier soir, il n'y eut de
prétendants pour les donzelles que de fiers mahutres dont le
meilleur allié et aussi source de motivation pour charmer est
l'alcool. Tout était là, mais avec peu de résultat.
Même si elles le sont forcement toutes, il ne faut pas non plus
les prendre pour des idiotes. D'autant plus que par défaut,
celle qui est enviée dès son plus jeune age, est
habituée à un certain regard plein de désir sur
son enveloppe charnelle et finit donc malheureusement par y croire.
Un benet imbibé d'alcool et collant de suer tout ce que son
sang ne peut plus assimiler est voué à un échec
total et impartial
La bétise insiste toujours, mais
heureusement, le ridicule dont on ne se souviendra que par un
inéluctable mal de tête ne blesse pas l'amour propre
d'un homme. Il est né simple et limité, sans jamais
connaitre autre chose (ni le vouloir surement), le voir un peu plus
ou un peu moins n'y change rien dans les habitudes d'un lendemain. Au
contraire, la prétention calomnieuse de prendre un fille
présentable pour un trou d'un soir atteint fortement l'estime
de celle-ci. Il n'est jamais rassurant pour elle de voir tous ses
espoirs (sur lesquels elle mise beaucoup vu le prix d'un fond de
teint !) et toutes ses prétentions partir en fumée. A
ce point.
D'ailleurs j'adore ces femmes (généralité)
qui se croient belles. J'aime peut-être encore plus ces hommes
qui les croient belles et tendent à les rassurer dans leurs
surenchères. Ils seront toujours là, en bons amis
fidèles, à attendre, à confirmer la splandeur
les jours de gaieté, à démentir la lourdeur et
la miséricorde les jours de mal-être, à attendre
ce qui n'arrivera jamais, à rester protecteur ... A regarder
les yeux fermés et débordants de larmes un digne prince
venir émanciper un étroit canal avec un gourdin de
premier choix (oui, on peut effectivement élargir un anus
serré avec du phallus de petit prix, ça en est d'autant
plus physique que ça entretient la condition). La
reconnaissance étant sourde aux prières de ceux qui
l'implorent, elle est indifferente à ceux qui l'attendent ...
Personnellement, je suis de ceux qui les rendront volontiers
belles en échanges de bons, délicats et appliqués
"procédés" ! Mais de la à perdre un
temps précieux pour y parvenir ...
Tous les hommes
rèvent, mais pas de la même façon. Ceux qui
rêvent de nuit, dans les replis poussiéreux de leur
esprit, s'éveillent le jour et découvrent que leur rêve
n'était que vanité. Mais ceux qui rêvent le jour
sont dangereux, car ils sont susceptibles, les yeux ouverts, de
mettre en oeuvre leur rêve afin de pouvoir le réaliser.
C'est ce que je fis.
Morceau du jour : [Animals] -
Pink Floyd
Envie principale : Jugez-moi,
c'est vous que vous jugerez.
NB : "Un
homme intelligent qui a des responsabilités se doit d'avoir
une femme frustre et silencieuse." -Adolf Hitler
Sodome
et Gros Mors
Posté le: Sam Juin 25, 2005 7:49 am Sujet du message: La fête de la Musique
La fête de la Musique :
Le 21 juin, jour de
l'été, toute la campagne descend en ville pour
s'abreuver de sous culture musicale locale dans une promenade
citadine et sans halte. De potentiels musiciens jouent devant un
public ephemere et en perpetuelle mutataion. Ce public, qui ne
s'arrete de marcher que par tranches de cinq minutes, s'alimente de
tous les styles et forge la diversité des genres par des
démonstrations de praticiens du dimanche (dont la seule
prestation publique est ce jour ci et dont les revenus de salariés
"plein pot" caracterisent la qualité onéreuse
du matériel).
Les rues sont pleines, une cacophonie
certaine, on s'en demande où sont tous ces gens les samedis
soirs ?
- Ils sont chez eux à pester contre ce maudit
voisin qui met la musique "un peu" trop forte à
22h06 ...
Ceux qui aiment la musique ne sortent pas le 21
juin, ou alors pas dans une volonté de recherche culturelle.
Morceau du jour : Fun House – the
Stooges
Envie principale : Ivresse d’une
nuit d’été …
NB :
"Qu’est ce qui est plus pernicieux que n’importe
quel vice ? – La compassion active pour tous les débiles
et tous les malvenus." - Nietzche
La fête
de la Musique
Posté le: Jeu Oct 27, 2005 7:19 am Sujet du message: Les Cons, la Pute et la Trouée.
Souvent, quand la boite est déjà remplie, les
malchanceux ou les retardataires stagnent un certain moment devant la
porte à attendre leurs tours. Cela developpe une bonne masse
de gens qui bloquent cette petite rue. Il arrive même que la
police soit contrainte d'intervenir contre ces criminels qui
n'attendent que leurs tours pour aller danser. C'est là que
l'on constate que ces messieurs qui sont l'ordre et la sécurité
sont en majorité bien moins dotés de reflexion que la
plupart de la populasse. Bien sur la diplomatie ou ne serait-ce que
l'usage de la parole à bon escient est purement impossible,
effort de compréhension démesuré par rapport à
leur maigre interet. Alors ils balancent une bombe lacrymogène
dans la tas, histoire de disperser les manifestants. L'effet est
immédiat, la queue disparait dessuite, les gens fuient en se
protegeant le visage. Malheureusement, les minces allées et
venues qui font s'ouvrir regulierement la porte (c'est quand même
un commerce qui fait son chiffre en trois heures et demie de temps)
font que ce gaz à l'allure austère s'installe dans la
boite en agressant les visages un à un. L'effet pervers qui
fait qu'une majorité des personnes "dedans" se
retrouvent alors dehors pour respirer l'air "renouvelé"
: la rue est à nouveau bouchée.
Peu de temps
après sont arrivés quelques habitués d'un bar à
crétins voisin. Un groupe de quatre messieurs propres sur eux
et d'un gente demoiselle mignonne mais bon. Ils viennent assez
souvent et ne sont pas réellement mechants en dehors du fait
qu'ils ne savent que cotoyer ma science physique de la nuit et ma
culture du bar, la demoiselle comprise. Ceci dit,ils ne sont pas là
pour moi puisqu'ils sont les quatre à parader devant elle, une
sorte de perpetuel "concours de bites" où chacun met
en avant ses meilleurs avantages comparatifs (merci David Ricardo).
Elle se sent vivre devant ces démonstrations factices, eux ont
le sentiment d'un aboutissement proche. C'est alors qu'arrive un
videur (avec le nom de la boite en evidence sur la chemise) et qui se
mêle à la troupe. Point de parade, il ne fait que saluer
ces messieurs doté d'un sourire à la dame : il l'aurait
intromisée devant tout le monde, il en aurait été
pareil. Un echange de numeros seulement a eu pour effet de dissoudre
le nuage de testosterones ambient tandis qu'un string s'imbibait
d'une liqueur charnelle nauséabonde (j'extrapole).
La
fin de la soirée est proche, la boite commence à se
vider. Christelle, une fille que je connais peu (de 6h à 8h du
matin, en levrette et pour être simpliste je ne vais pas
designer l'orifice) se plante au comptoir pour recuperer ses affaires
que moi, vil profane de l'integrité feminine, je garde en
échange de bons procédés.
- Je m'en vais, tu
peux me refiler mon petit sac à "merdes" là ?
- Hahaha !
- Ben oui quoi ce n'est pas drole, c'est un vrai
sac à merdes ce truc là !
- Ce n'est pas pour ça
que je ris.
- Tu te fous de ma gueule alors ?
- Non plus,
c'est juste que ça me fait marrer de rendre un sac à
merdes à un sac à foutres ...
Elle s'en va, outrée,
haineuse, vexée et honteuse ...
Autant elles acceptent de
s'infliger la souffrance de l'être, autant elles dénigrent
le fait qu'on puisse le penser tout haut, en plaisanter, voir même
le leur dire. C'est tragique mais c'est comme ça.
Morceau
du jour : Desmond Tutu - Kortatu
Envie
principale : Manger asiatique.
NB : Si
vous désirez la sympathie des masses, vous devez leur dire les
choses les plus stupides et les plus crues.
Les Cons,
la Pute et la Trouée.
FIN.