Posté le: Mer Mai 18, 2005 5:48 am    Sujet du message: Game Over - Inset Coin, 0


Ce n'est pas si facile de jouer la comedie quand on en a pas envie. Ils ont beaux être aimables ils n'en restent pas moins lamentable. J'ai callé un vieux disque des Red Hot Chili Peppers (le dernier de bon), c'est medley complet, ça tourne en boucle, je suis tranquille. La boite est loin d'être remplie, il n'est que 1h27 et Thierry arrive, ressurgissant de nulle part.
- Et ben ?! C'est le grand retour ?
- Oh m'en parle pas !
Il est plus maigre que jamais, les joues creusées, il nage completement dans son tee-shirt des Ramones. Il me parle un peu de ses embrouilles de came, de ses vieux fantômes dans sa tête, qu'il est resté terré pendant cinq mois. Il a la voix cassé par la creve, semble t'il, et ne veut boire qu'un coca.
- Tu te soignes au moins ?
- Ouai, ouai, j'irai chez le médécin demain ...
- Ca fait combien de temps que tu la traines ta creve ?
- Une semaine - dix jours ... non une semaine !
- Pff ... ça te coute quoi d'y aller t'as que ça a foutre de la journée.
- Ouai, ouai ...
- T'es vraiment un branleur.
Il fuit déliberement le comptoir pour faire un tour dans la boite et admirer le possible changement de clientèle des cinq derniers mois. Aldo (un barman) vient me voir, un verre à la main.
- Qu'est ce qu'il a tcheu ? Il a perdu vingt kilos au moins là ?
- Ben il est sero et ...
Et du moins jusqu'à présent il ne semblait que "sero". Bizarrment je n'y ressentais plus rien, comme une habitude de destins croisés.
La boite se remplit assez rapidement finalement et je n'ai plus trop le temps de penser. Il y'a devant moi un pauvre type débraillé qui discute avec un couple tendance et classieux. Elle semble desabusée et lui fait le coq en tentant minablement de rabaisser le pauvre type. C'est laborieux car les deux ont le même niveau intellectuel malgré le niveau d'alcool et l'acoutrement different. Elle m'observe de temps en temps. La scène est vraiment pathetique et elle doit s'en rendre compte. Elle cherche le regard complice doté d'un sourire narquois avec moi. J'hausse les sourcils.
- Tu veux commander quelque chose ?
Son visage s'assombrit puis enchaine un leger mouvement de négation de la tête. Elle n'est pas blonde, c'est dommage ...


Morceau du Jour : Aisha - Death in Vegas
Envie principale : Pisser


Game Over - Inset Coin, I




Posté le: Jeu Mai 19, 2005 6:03 am    Sujet du message: Game Over - Inset Coin, I



Le soleil se lève, il fait bon. Il faudrait que je sorte un peu, voir l'exterieur. J'ai passé l'après-midi à prier Dieu qui n'existe pas pour que tous mes rendus se fassent sans planter. J'ai bien redemarré huit fois ma machine ... Et pas un calcul est passé en entier.
Je prends mon appareil photo et file en ville. Il faut vraiment que j'aere.

[...]

Le Durango est gavé ce soir. Beaucoup de lourds sont là comme un jeudi. Chose inhabituelle, nous offrons des tee shirts et autres cadeaux pitoyables en l'honneur d'une soirée affiliée à un bar (le Bikini). Beaucoup d'abrutis sont donc exaltés à l'idée d'être pris en considération et remerciés de leurs venues. Or il n'y a que des tailles "fille" pour les tee-shirts (patron radin ? noooon ...) ce qui entraine une certaine deception chez certains. D'autres, plus malins, recuperent un de ces maudits tee-shirts pour les offrir à celle convoitée, c'est vraiment moyen comme tactique de drague mais c'est dejà ça. C'est ainsi que certaines se sont retrouvées avec plusieurs tee-shirts et que d'autres, "moins chanceuses" n'ont rien eu.
Je me suis encore rendu compte ce soir que la bétise se lit facilement sur le visage des gens. Certes il faut bien se placer de haut pour les montrer du doigt mais bon. J'aurai quand même appris un truc : à quoi cela sert-il d'être intélligent, ingénieux, surdoué, talentueux et/ou génial si c'est pour rester modeste ?


Morceau du Jour : Bitch - the Rolling Stones
Envie principale : Dormir

Game Over - Inset Coin, I




Posté le: Ven Mai 20, 2005 5:08 am    Sujet du message: Game Over - Inset Coin, II


C'est assez réconfortant d'aller dans un bar d'abrutis. Quand j'ai tendance à être deçu, de ne pas estimer ce que je fais, ce que je suis, d'une certaine remise en cause, je me rends dans des endroits de misere intellectuelle et culturelle. J'y rencontre des gens sûrs d'eux, en perpetuel besoin de s'exposer, de se surestimer, et en perpetuel concours d'éloquence. Cela me rassure et me reconforte donc. Je suis bien content d'être ce que je suis et de faire ce que je fais.
J'ai donc eré dans un bar avant d'aller manger chez mes parents : un bar à vin d'un semblant classieux, avec de faux gens classieux dedans. Ils sont tous là à essayer de parler plus fort les uns que les autres. Et en restant un petit moment, il y a quelque chose qui est ressortit quand même : une distinction certaine de la connerie que l'on pourrait definir entre la connerie ostensible et la connerie ostentatoire.
Nonobstant les cas de cette connerie "ostentée" (qu'elle soit ostensible ou ostentatoire donc), c'est qu'elle reste quand même volontairement exhibée.


Morceau du jour : City Slang - Sonic's Rendez-Vous
Envie principale : du Rock'n Roll uniquement


Game Over - Inset Coin, II




Posté le: Sam Mai 21, 2005 5:08 am    Sujet du message: Game Over - Inset Coin, III


J'arrive à peine, Matt est déjà là. Pour une fois avec lui, je suis le dernier. On prend un petit thé chez ma mère avant de partir pour Dax.
Dans la voiture on discute de tout de rien, de choses sympas, d'eventuels projets, de choses qui ne vous regardent pas.
A Dax, nous avons passé un bon moment avec YvY et aussi avec Bab et Dean Venetza de chez Inari. Nous avons pu admirer une foultitude d'Inari girls en devenir. Une pizza au magret assez conceptuelle et quelques bières après nous avons officié comme caméren pour le spéctacle de la compagnie du Trou de Serrure.


Morceau du jour : Driveby - Neil Young & Crazy Horse
Envie principale : Néant (maybe a big glass of coke)



NB : C'est bien quand on s'approche d'un modèle qu'on ne veut plus y ressembler.


Game Over - Inset Coin, III




Posté le: Jeu Mai 26, 2005 5:08 am    Sujet du message: You win - Perfect !




Posté le: Ven Mai 27, 2005 5:23 am    Sujet du message: Gimme Shelter


Si les jeudis ne sont que rarement vernis d'un semblant d'esprit et de présence raffiniées, ce n'est pas faute d'essayer. Il faut dire qu'à huit grammes d'alcool dans le sang, les conversations sont difficiles. Il etait pourtant sympa, il avait des goûts sains, des envies faciles : du funk, du whisky coca (en mois d'une heure, whisky est devenu ouiki dans sa bouche).
Mais Mike (videur) l'a viré, il s'était pissé dessus.
- Des petits cons, moi je lui aurais fait bouffer son slip.
Thierry se porte vaguement mieux. Sa voix est moins rocailleuse, ce qui est légèrement rassurant. Il prend un maintenant habituel coca. Et comme il n'y a pas trop de monde ce soir, les etudiants bourrins doivent réviser ou sont alors déjà en vacances, j'ai donc plus de temps qu'il n'en faut pour discuter.
- Je t'ai raconté l'histoire du réveil difficile ?
- Non.
- Veridique ... Un soir je m'en mets une bonne, mais là, plus que d'habitude. D'ailleurs, sur le moment, je me souviens plus de ce que j'ai fait. Le trou noir. Je me reveille le matin, la barre au crane, même pas une demie molle, la gueule dans le cul comme il faut quoi. Je me brosse les dents et tranquillement, je pisse dans le lavabo, classique. Puis là, j'ai comme un picotement sur la bite, ça me demange ... Je matte et là, frayeur ... Une grosse croute sur la peau du gland ! "Putain qu'est ce que j'ai foutu, où est-ce que j'ai encore collé ma bite ?" je me dis. Mais en même temps, pas de capote, ça m'étonne, même déchiré à la clef ...
Je gratte un peu la croute, ce n'est pas désagréable ... Alors je cherche un max à me souvenir de cette soirée. Et là je vois la serviette en vrac au bord de la baignoire, le savon négligemant posé et ça me revient, d'un coup. J'ai pris une douche en rentrant. Je me suis mouché sous la douche. Une putain de caquine de nez est venue se coller sur ma bite ! Et en me couchant elle est restée, et a seché. Et là je me retrouve avec un crotte de nez sechée fossilisée sur la peau de mon gland. Ouai rigole, mais vas-y pour l'enlever ... Il m'en reste encore une tache rouge ...


Morceau du jour : Plateau - the Meat Puppets
Envie principale : rêver


NB : Les paroles sont belles que si elles ont un sens d'exister.

Gimme Shelter





Posté le: Sam Mai 28, 2005 5:37 pm    Sujet du message: No Future




Posté le: Jeu Juin 02, 2005 10:24 pm    Sujet du message: Gimme Danger


Ingrid est une demoiselle respectable dans le monde de la nuit. Partout où elle va, il y'a toujours un gentil monsieur pour lui offrir un verre. Dans tous les lieux dits de la nuit paloise, elle se sent comme chez elle. Tout le monde la connait, elle peut se permettre de faire la star. C'est peut être sa seule prétention dans la vie, prétendre à être une star dans une bourgade de campagne. Ce n'est pas bien méchant mais pourtant je n'aime pas Ingrid. Je ne me suis jamais entendu avec elle et réciproquement, on s'est toujours plus ou moins ignoré. Enfin je l'ignorais car je pense que dans sa lente chute dans l'echelle sociale et respectable des gens "in et branché" de la nuit (il faut dire qu'elle est passée de bramaid tendance dans un bar de très courte mode à "bonnasse" décadente qui n'a comme seul respect le fait d'avoir sucer des gens du métier), je ne représentais pour elle qu'un clanpin de plus dans sa quête de réinsertion sociale.
C'est entre autre pourquoi elle n'a pas les morceaux qu'elle demande. C'est pourquoi aussi elle s'acharne sur le gentil monsieur qui paie sa bouteille pour qu'il me force par tous les moyens de les passer.
Et pourtant rien n'y fait ...
Malheureusement, hier soir, j'ai eu mal au coeur. J'ai honorablement pourri la soirée d'Ingrid, et par la même occasion celle de son desireux monsieur, en leur disant que je ne l'aimais pas, en vrai.
J'ai pu constater avec pertes et fracas qu'elle etait touchée haut dans sa dignité. C'est magnifique de sentir la haine de quelqu'un qui ne te respecte pas monter par sentiment d'inferiorité. Et pour moi rien n'a changé. Les priorités des gens ne resteront toujours que le reflet de leur bétise, c'est tragique mais c'est comme ça.

[...]

Quand il n'y a pas trop de monde j'ai plus de temps pour discuter. L'été arrivant, les exams et consort, les mercredis se font plus calme et moins dense. J'ai donc un temps de discution exponentiel pour chaque mercredi jusqu'au mois d'août. Mais je parle avec qui je veux, probleme etant que les abrutis moyens pensent que j'ai du temps pour discuter avec eux.
- Excuse-moi, tu n'aurais pas du bon rock qui se danse ?
Blonde, petite robe à fleurs d'été, les seins pas trop lourds mais quand même un peu dévoilés, elle prend un certain charisme quand le mot "rock" sort de sa bouche.
- euh oui ... qu'est ce que tu appelles du "bon rock qui se danse" ?
- Ben du vieux vieux rock quoi ... genre Tenue de Soirée, Téléphone (NDLA : je ne sais même pas pourquoi je mets de majuscule en fait) ...
Elle a perdu tout son charme encore plus vite qu'il n'y paraissait. Je ne pouvais pas lutter, j'ai repondu un "oui" nonchalant et l'ai laissé partir, légère et radieuse, si belle dans sa connerie que j'en oubliais déjà le son de sa voix dans les mouvements haletant de son postérieur.
Même s'il faut remarquer quelque chose de grave, la culture est une conception anecdotique de l'individu. Chacun se fait quelques connaissances des réponses à "un milions" et du trivial poursuite et pense être présentable en societé. Et pourtant ça leur semble difficile de se dire "Marty Mac Fly remontant le temps arrive en 1955, Chuck Berry n'était pas encore à la mode" ...
Et malheurs à eux, ils brillent en societé restreinte, et ils tendent à s'approcher d'un terme bafoué : l'élite.
Mais elle est où cette Elite détournée ? Non pas dans mon cul car il en sort des choses un peu plus productives.

[...]

- Hey ! Tu connais Sandrine toi !!
- Non.
- Ah bon ?! Elle m'a dit que tu la connaissais ...
- Ecoute, Sandrine doit bien être un des rares prénoms sur lequel je ne peux mettre de visage.
- Ah ben mince ... Pourtant ... J'comprends pas, je dois me tromper alors ...
- Je pense.
La bétise a de ça de bien c'est qu'on ne peut qu'en jouer ou la subir. Je vous laisse prendre soin de deviner la couleur des ses cheveux. Et focement si vous arrivez à definir que c'est une .........., vous commencez déjà à entrer dans mon monde.


Morceau du jour : Coccinelle - Dionysos
Envie du jour : passer réellement à demain



NB : Rappel pour plus tard, le pessimisme peut provoquer des surprises de qualités, et l'optimisme n'engendre que des décéptions marquées.

Gimme Danger





Posté le: Ven Juin 03, 2005 5:49 am    Sujet du message: Le Stade Anal


J'éprouve un vil plaisir à sodomiser les femelles hystériques dont la tête et les chevilles ne battent des records de surdimension qu'à travers leurs démonstrations publiques. Car autant la prétention ainsi que la démesure de considération pour elles mêmes sont grandes, autant l'anus est serré. Je suis un partisan du "non", surtout crié. N'est-il pas plaisant de se sentir à l'etroit dans un corps où sublime le vide ? Et plus on prétend à être la plus belle et respectable, plus on en oublie qu'on doit souvent déféquer (d'où le resserement). Et en etant sur mon pupitre de précheur de disques, je suis un outil idéal pour paraitre placée et respectée dans la grande famille de la nuit. Je peux à loisir faire l'idiot et dilater à tout va ces orifices oubliés.
Ingrid est revenu ce soir. Elle est restée peu de temps. Elle m'a salué en partant. Il y'a forcement entre ses fesses un conduit étroit qui attend grandement d'être ventilé ... Ce ne sera pas par moi (pour l'instant).

[...]

Aldo traverse tout le comptoir et s'arrete près de mon oreille pour me raconter les nouvelles conneries d'un client factice. Une blonde, trip mi hippie mi reggae, adepte de Bob Marley se penche sur le comptoir et dépose son decolleté évasif sous nos yeux.
- Tiens je crois qu'elle veut son disque elle ...
Il retourne à sa place, me laissant seul face à l'adversité. J'essaie tant bien que mal d'entendre ce qu'elle me demande. J'acquiesse. Elle me fait signe d'approcher.
- t'as entendu ?
- Oui.
- Tu vas le mettre ?
- J'adore tes seins.
- ...
Elle baisse la tête un instant puis cache négligement cette autoroute qui du coup apparait comme encore plus grande.
- Tu vas le mettre ?
- Quoi ça ?
- Bob ?
- Ah ben oui, je suis con ...
- Super ! T'es génial.
Elle dépose rapidement sa bouche sur la comissure de mes lèvres, bombe ses miches haut et fort puis me fait un regard teinté d'un simuli du "avec toi c'est quand tu veux (bébé)".
Bon, et où est le cd de Bob Marley maintenant ? Ah oui, je l'ai jeté il y a bien longtemps. De toute façon, j'avais dit "oui" à "je suis con" et pas à "tu vas le mettre".


Morceau du jour : Born to Lose - Johnny Thunders & the Heartbreakers
Envie principale : Plage ...



NB : La sodomie est l'un des derniers vestiges des filles "hippie".

Le Stade Anal





Posté le: Jeu Juin 09, 2005 4:29 pm    Sujet du message: Kick Out The Jams - MotherFucker


Autant je ne suis pas pour dire du mal des cons quand ça se voit, autant on ne va pas parler de la connerie sans refaire un détours par les traditionnels clients de la boîte. Ils sont des personnages qu'on ne croise nulle part, tout simplement parce qu'on s'acharne à les eviter. Sauf que là ils se sont encore présentés devant moi pour commander une traditionnelle bouteille de vodka (pomme-caramel, c'est un paliatif au ricard). Au tout venant, on réagit comme on peut ou comme on veut et, quoi qu'il en soit, j'ai tenté un instant dans ma vie de communiquer et interagir à la manière d'un benet (basque, rugbyman, ou les trois). Croyez-le ou non, j'étais bien. Je comprends aisement que l'on puisse tomber indécement dans la bétise, puisque l'insouciance et la légèreté (de l'esprit) vous font oublier "l'existentialité" de vos priorités. Et à debattre sur la terrible situation de la Section (NDLA : "Paloise", club de rugby de Pau), le petit Peyo s'est défoulé sur son touilleur fluo à tel point que la couleur disparaissait à une vitesse phénoménale. Après s'être plaint à maintes reprises et m'avoir demandé de le lui changer, ce n'est qu'au cinquième et en totale remise en question je suppose, qu'il s'est abstenu de le démolir encore. Evidement, tous viendraient à penser qu'un tel être doté d'un charme le plus éloquent du monde éprouve un mal fou à répartir avec la gente féminine tant elle serait folle de lui. Et bien, oui.
Il s'est jeté dans ses bras un petit bout de femme (oui juste un bout car il manquait certainement le cerveau et une dent sur deux). C'est ce que l'on pourrait communement appeler "un coup de foudre" : contact buccal baveux, tripotages en tout genre, mouvement imparfait du bassin et pause subite pour faire face à la bouteille. Voilà qu'elle se retrouve avec un verre sous le nez, s'empressant d'y gouter. Et Peyo, en echange de bon procedé, s'est placé alors derriere elle et en a pris ses seins à pleines mains, les serrant si bien que le surplus de mamelle dépassait entre ses doigts.
Je n'ai pas eu besoin de tenir dans ce rôle de mécréant, j'ai zappé la scène pour bloquer sur d'autres personnes. Pas vraiment de blondes ce soir là, mais la qualité artistique n'etait guère mieux : s'amuser de la misère humaine c'est interessant quoiqu'un peu saoulant ...


Morceau du jour : the Hustler - the Sonics
Envie principale : Revoir de beau monde



NB : La masturbation est un stimulant à la création.

Kick Out The Jams - MotherFucker





Posté le: Mar Juin 14, 2005 9:50 pm    Sujet du message: I'm sadder than sad


Les soirées sont lentes quand on est dans l'attente. Mais depuis une semaine, celui qui aura la lourde tache de me remplacer est là. Je dis lourde car j'aurais pu penser que pour quelqu'un comme lui, venant quasiment du même registre artistique et professionel, cela aurait été facile. Cela ne sera pas et c'est bien dommage. Je n'ai qu'une dernière carte avec lui, lui donner la meilleure formation que je puisse donner, ou comment apprendre l'art de manipuler des gens derrieres des enceintes à un benet sourd et aveugle. C'est tragique mais c'est comme ça. Ceci dit, pendant qu'il passe quelques standarts mélancoliques des sixties-seventies à des marmots tous nés après 1980, j'officie tranquillement comme barman cool et relax.
Dans un bien être certain, une gente demoiselle me tend son billet d'entrée, où il est inscrit "pichet" (NDLA : de bière).
- Deux verres avec ?
- Non un pichet, dit elle en designant le ticket que j'ai à présent dans les mains.
- Oui d'accord mais pour le boire tu veux combien de verres ?
- hein ?
- Tu ne vas pas le boire au goulot, enfin je pense, non ?
- Ben non, un pichet quoi, dit elle avec un mouvement négligé de la main.
Je vais à la pompe, y remplit un pichet. Aldo est derrière moi, sarcastique.
- Elle t'enerve la blonde ?
- Ta gueule.
Pichet rempli, je le pose devant elle qui me regarde en sourient bêtement comme elle doit souvent avoir à le faire.
- Ah ouai d'accord, deux verres s'il te plait ... Je suis un peu conne des fois ...
J'acquiesce avec bonté et humour tout en desirant cependant tremper sa blondeur dans sa bière. Elle s'en est allée son pichet et ses verres dans chaque main, pleine d'espoir pour sa soirée. Etant donné que dans la blonde connerie de certaines il y'a une grande part de décolloration, je ne peux m'empecher de remarquer le désir chez ces personnes de s'infliger un handicap supplémentaire en accentuant la teinte du poil capilaire.


Morceau du jour : Tears of Clown - Smokey Robinson
Envie principale : Un miracle ?



NB : Tout vient à point à qui sait le demander.

I'm sadder than sad





Posté le: Jeu Juin 16, 2005 5:35 am    Sujet du message: Oh Baby Let's Twist !


Si ce soir c'est (encore) l'anniversaire de Charlotte, je lui aurais bien offert mon corps pour qu'elle se devergonde avec. Point trop n'en faut, elle se contente d'abord d'un verre de bière.
- Hey moi aussi c'est mon anniversaire !
Je ne l'avais pas vu arriver celle là.
- Oui et alors ?
- Ben alors moi aussi j'ai droit à un verre gratuit !
- Ben non ...
- Ben pourquoi ?
- Ben parce que t'es moche ...
Après un léger silence je me suis ravisé et lui ai donné ce qu'elle voulait. Il est evidemment entendu que si je ne lui offrais pas ce verre pour son anniversaire, personne ne le ferait. En tout cas pas en début de soirée, et pas dans le simple but de faire un geste pour l'évènement. Car s'il est un des effets des plus positifs de l'alcool, c'est bien de rendre toutes les filles jolies. N'en déplaise pour beaucoup qui de leur beauté soudaine accentuent l'affaire en pratiquant un comportement névrosé ou psychotique, cela porte un effet retroactif sur certaines qui du coup en deviennent innaccessible (le travail de fond et les pastiches décoratifs ne servant ainsi quasiment plus à rien).
Mais Charlotte n'est pas innaccessible. Plantée devant moi avec un charme dont elle doit se servir aussi souvent qu'elle sourit, elle ecoute les fabulations d'un étudiant en ricard. Même si j'ai généralement plus d'affinités avec les brunes et si mon désir reste plus fort pour le noir, je ne peux tomber sous le délice d'une addiction insouciante et violente envers une seule et même personne. Et sans vouloir forcer la nature des choses, il existe des demoiselles comme cela (beaucoup même) qui, lorsqu'elles se sentent obligées de parler, vous font complement oublier le fait que vous vouliez tomber amoureux. Sauf evidemment pour ceux qui tiennent à bon bout le joker "alcool" et bonne chance à eux ...
Même si l'on peut prendre certains pour de vils oportunistes et pour ceux qui les accuseraient de soluce de facilité, je ne démentirai pas, sachant très bien au fond de moi même que l'on fait toujours ce que l'on peut avec ce que l'on a !


Morceau du jour : le Lac des Cygnes - Pyotr Ilyich Tchaikovsky
Envie principale : Mitigée mais ...



NB : Le bonheur engendre l'insouciance qui génère l'habitude, la routine puis la bétise.

Oh Baby Let's Twist





Posté le: Dim Juin 19, 2005 6:39 am    Sujet du message: Sodome et Gros Mors


Il n'est pas nécessaire à un prince d'avoir toutes les bonnes qualités, mais il lui est indispensable de paraitre les avoir. Sinon, il est cuit. Mais hier soir, il n'y eut de prétendants pour les donzelles que de fiers mahutres dont le meilleur allié et aussi source de motivation pour charmer est l'alcool. Tout était là, mais avec peu de résultat. Même si elles le sont forcement toutes, il ne faut pas non plus les prendre pour des idiotes. D'autant plus que par défaut, celle qui est enviée dès son plus jeune age, est habituée à un certain regard plein de désir sur son enveloppe charnelle et finit donc malheureusement par y croire. Un benet imbibé d'alcool et collant de suer tout ce que son sang ne peut plus assimiler est voué à un échec total et impartial
La bétise insiste toujours, mais heureusement, le ridicule dont on ne se souviendra que par un inéluctable mal de tête ne blesse pas l'amour propre d'un homme. Il est né simple et limité, sans jamais connaitre autre chose (ni le vouloir surement), le voir un peu plus ou un peu moins n'y change rien dans les habitudes d'un lendemain. Au contraire, la prétention calomnieuse de prendre un fille présentable pour un trou d'un soir atteint fortement l'estime de celle-ci. Il n'est jamais rassurant pour elle de voir tous ses espoirs (sur lesquels elle mise beaucoup vu le prix d'un fond de teint !) et toutes ses prétentions partir en fumée. A ce point.
D'ailleurs j'adore ces femmes (généralité) qui se croient belles. J'aime peut-être encore plus ces hommes qui les croient belles et tendent à les rassurer dans leurs surenchères. Ils seront toujours là, en bons amis fidèles, à attendre, à confirmer la splandeur les jours de gaieté, à démentir la lourdeur et la miséricorde les jours de mal-être, à attendre ce qui n'arrivera jamais, à rester protecteur ... A regarder les yeux fermés et débordants de larmes un digne prince venir émanciper un étroit canal avec un gourdin de premier choix (oui, on peut effectivement élargir un anus serré avec du phallus de petit prix, ça en est d'autant plus physique que ça entretient la condition). La reconnaissance étant sourde aux prières de ceux qui l'implorent, elle est indifferente à ceux qui l'attendent ...
Personnellement, je suis de ceux qui les rendront volontiers belles en échanges de bons, délicats et appliqués "procédés" ! Mais de la à perdre un temps précieux pour y parvenir ...


Tous les hommes rèvent, mais pas de la même façon. Ceux qui rêvent de nuit, dans les replis poussiéreux de leur esprit, s'éveillent le jour et découvrent que leur rêve n'était que vanité. Mais ceux qui rêvent le jour sont dangereux, car ils sont susceptibles, les yeux ouverts, de mettre en oeuvre leur rêve afin de pouvoir le réaliser. C'est ce que je fis.


Morceau du jour : [Animals] - Pink Floyd
Envie principale : Jugez-moi, c'est vous que vous jugerez.



NB : "Un homme intelligent qui a des responsabilités se doit d'avoir une femme frustre et silencieuse." -Adolf Hitler

Sodome et Gros Mors





Posté le: Sam Juin 25, 2005 7:49 am    Sujet du message: La fête de la Musique


La fête de la Musique :

Le 21 juin, jour de l'été, toute la campagne descend en ville pour s'abreuver de sous culture musicale locale dans une promenade citadine et sans halte. De potentiels musiciens jouent devant un public ephemere et en perpetuelle mutataion. Ce public, qui ne s'arrete de marcher que par tranches de cinq minutes, s'alimente de tous les styles et forge la diversité des genres par des démonstrations de praticiens du dimanche (dont la seule prestation publique est ce jour ci et dont les revenus de salariés "plein pot" caracterisent la qualité onéreuse du matériel).

Les rues sont pleines, une cacophonie certaine, on s'en demande où sont tous ces gens les samedis soirs ?
- Ils sont chez eux à pester contre ce maudit voisin qui met la musique "un peu" trop forte à 22h06 ...

Ceux qui aiment la musique ne sortent pas le 21 juin, ou alors pas dans une volonté de recherche culturelle.


Morceau du jour : Fun House – the Stooges
Envie principale : Ivresse d’une nuit d’été …



NB : "Qu’est ce qui est plus pernicieux que n’importe quel vice ? – La compassion active pour tous les débiles et tous les malvenus." - Nietzche

La fête de la Musique





Posté le: Jeu Oct 27, 2005 7:19 am    Sujet du message: Les Cons, la Pute et la Trouée.


Souvent, quand la boite est déjà remplie, les malchanceux ou les retardataires stagnent un certain moment devant la porte à attendre leurs tours. Cela developpe une bonne masse de gens qui bloquent cette petite rue. Il arrive même que la police soit contrainte d'intervenir contre ces criminels qui n'attendent que leurs tours pour aller danser. C'est là que l'on constate que ces messieurs qui sont l'ordre et la sécurité sont en majorité bien moins dotés de reflexion que la plupart de la populasse. Bien sur la diplomatie ou ne serait-ce que l'usage de la parole à bon escient est purement impossible, effort de compréhension démesuré par rapport à leur maigre interet. Alors ils balancent une bombe lacrymogène dans la tas, histoire de disperser les manifestants. L'effet est immédiat, la queue disparait dessuite, les gens fuient en se protegeant le visage. Malheureusement, les minces allées et venues qui font s'ouvrir regulierement la porte (c'est quand même un commerce qui fait son chiffre en trois heures et demie de temps) font que ce gaz à l'allure austère s'installe dans la boite en agressant les visages un à un. L'effet pervers qui fait qu'une majorité des personnes "dedans" se retrouvent alors dehors pour respirer l'air "renouvelé" : la rue est à nouveau bouchée.

Peu de temps après sont arrivés quelques habitués d'un bar à crétins voisin. Un groupe de quatre messieurs propres sur eux et d'un gente demoiselle mignonne mais bon. Ils viennent assez souvent et ne sont pas réellement mechants en dehors du fait qu'ils ne savent que cotoyer ma science physique de la nuit et ma culture du bar, la demoiselle comprise. Ceci dit,ils ne sont pas là pour moi puisqu'ils sont les quatre à parader devant elle, une sorte de perpetuel "concours de bites" où chacun met en avant ses meilleurs avantages comparatifs (merci David Ricardo). Elle se sent vivre devant ces démonstrations factices, eux ont le sentiment d'un aboutissement proche. C'est alors qu'arrive un videur (avec le nom de la boite en evidence sur la chemise) et qui se mêle à la troupe. Point de parade, il ne fait que saluer ces messieurs doté d'un sourire à la dame : il l'aurait intromisée devant tout le monde, il en aurait été pareil. Un echange de numeros seulement a eu pour effet de dissoudre le nuage de testosterones ambient tandis qu'un string s'imbibait d'une liqueur charnelle nauséabonde (j'extrapole).

La fin de la soirée est proche, la boite commence à se vider. Christelle, une fille que je connais peu (de 6h à 8h du matin, en levrette et pour être simpliste je ne vais pas designer l'orifice) se plante au comptoir pour recuperer ses affaires que moi, vil profane de l'integrité feminine, je garde en échange de bons procédés.
- Je m'en vais, tu peux me refiler mon petit sac à "merdes" là ?
- Hahaha !
- Ben oui quoi ce n'est pas drole, c'est un vrai sac à merdes ce truc là !
- Ce n'est pas pour ça que je ris.
- Tu te fous de ma gueule alors ?
- Non plus, c'est juste que ça me fait marrer de rendre un sac à merdes à un sac à foutres ...
Elle s'en va, outrée, haineuse, vexée et honteuse ...
Autant elles acceptent de s'infliger la souffrance de l'être, autant elles dénigrent le fait qu'on puisse le penser tout haut, en plaisanter, voir même le leur dire. C'est tragique mais c'est comme ça.



Morceau du jour : Desmond Tutu - Kortatu
Envie principale : Manger asiatique.



NB : Si vous désirez la sympathie des masses, vous devez leur dire les choses les plus stupides et les plus crues.

Les Cons, la Pute et la Trouée.











FIN.